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Elie Wiesel relate avec humour un moment de sa vie pendant lequel un de ses très bons amis lui manifesta une très inattendue preuve d'empathie. 

 

A sa première visite, il voulut tout savoir sur mon accident.

Je cite mes différentes fractures et lui, pour chacune, opine du chef en disant :

« cela aurait pu être pire ».

« J’ai des maux de tête atroces » - « cela aurait pu être pire »

« Ma cheville gauche est atteinte » -  « cela aurait pu être pire »

« Mes genoux sont en flammes » -  «cela aurait pu être pire ».

 

Etonné, agacé un peu, à un moment je ne peux me retenir :

« mais enfin, Alexandre, qu’est ce qui aurait pu être pire ? ».

Et lui, le visage sérieux, murmure : « cela aurait pu m’arriver, à moi ».

 

Elie Wiesel, à cœur ouvert. Editions Flammarion. Page 62.
 

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