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Publié par Les jardins de Gilgamesh

Poésie et guerriers entretiennent des liens étroits.

Parce que le preux chevalier est un inépuisable sujet d’inspiration ?

Sans doute, mais pas seulement.

 

La proximité de la mort fait vivre intensément l’instant présent.

De cette intensité que la poésie renonce à saisir mais cultive définitivement.

 

La lame de ce poignard retrouvé de la période safavide ou ottomane,

vers 1600, est gravée du texte suivant :

 

« Tu brandis l’épée et je ne meurs pas.

« Quel dommage !

« En épargnant mon âme

« Ton épée contient en quelque sorte

« L’eau de la vie.

In : catalogue de l’exposition organisée par l’Institut du Monde Arabe de Paris, en 2007 sur l’art des chevaliers en pays d’islam à partir de la collection de la Firusiyya Art Foundation.

 

Quelle étonnante invitation au détenteur de l’arme à porter son attention sur l’inverse de ce pour quoi elle a été conçue : la vie. Un détour bien rusé, pour le placer, lui, dans la possibilité d’être créateur, d'être celui qui donne la vie.

 

Une façon de se rappeler qu’apprendre à protéger, s'entraîner,

doit toujours s’accompagner d’une attention à la Vie, à l’Amour,

sous peine de perdre de vue la finalité de l’entrainement …

 

De la même façon, ce canif que nous gardons parfois dans le fond de nos poches,

« pour le cas où »,

il est peut-être sain de le penser comme un outil pouvant servir à faire un garrot pour une personne blessée, ou pour partager en 4 le carambar convoité par quelques bambins.

 

 

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